Visit PEN International's website

This is a site-wide search. If you’re looking for specific collection pieces, please use Search the Collection.

Menu

5 anecdotes from Perth

By Perth Centre. This Story belongs to the Perth Centre.

I. During the first iteration of the Perth PEN Centre, the holocaust-denying historian David Irving was invited to Australia. There was a debate about whether he should be given a visa or not. This produced opposing views, including between committee members; I argued that he should be allowed to come, but the contrary view forcibly expressed at his meetings and in the media. Since then, the same issue has arisen with other overseas speakers, most recently with Milo Yiannopoulos. In the end, the Australian Government refused Irving a visa (and Yiannopoulos cancelled his trip).

II. We adopted a Singaporean writer (Vincent Cheng) who was imprisoned along with others for being ‘Marxist conspirators’: their crime was publishing stories about the poor of Singapore in a Catholic newspaper. I visited Singapore, and through relatives, telephoned to meet one of his supporters. It was the only time that I have talked on a phone and heard an intermittent but regular click – someone was listening.

III. Our other major internal dissension came with the only application for membership that we have ever rejected. A writer and lawyer, whose ex-wife (a famous Australian writer) had published a book of poems that included one about their disabled child, brought a case against her and her publisher; it resulted in the book being banned in Western Australia (but not the rest of Australia). The committee thought that he did not comply with PEN’s charter, but he had many supporters who argued that his censorship was justified. The parties have now all passed away. He never was granted membership of the Centre.

IV. Australia is generally seen as a safe, liberal democracy, but during the International Congress in Fremantle one delegate received a death threat in a message slipped under her hotel door. This was not a joke. We only told the PEN executive board and quietly called in the police and hotel management who changed her room, but we had to look out for her throughout the rest of her stay.

V. In his visit to Perth, Ngugi wa Thiong’o told me that when he was in prison a guard came along and shouted abuse at him, but in between the shouts the guard whispered ‘They’re’… ‘talking about’… ‘you’… ‘in London’. It shows that even some of those caught up in a repressive regime might be on the side of free speech.

5 Anecdotes du Centre PEN de Perth

Par le Centre PEN de Perth. Ce texte appartient au Centre de Perth.

I. Au cours de la période initiale du Centre PEN de Perth, l’historien David Irving, négationniste de l’Holocauste, a été invité en Australie. La question de savoir s’il fallait lui accorder un visa ou non a fait l’objet d’un débat. Celui-ci a donné lieu à des avis opposés, y compris parmi les membres du comité ; j’ai fait valoir qu’il devrait être autorisé à venir, mais l’opinion contraire a été exprimée avec vigueur dans ces réunions et dans les médias. Depuis, la même question s’est posée à l’égard d’autres intervenants étrangers et, plus récemment, au sujet de Milo Yiannopoulos. Finalement, le gouvernement australien a refusé un visa à Irving (et Yiannopoulos a annulé son voyage).

II. Nous avons adopté un écrivain singapourien, Vincent Cheng, qui avait été emprisonné avec d’autres personnes au motif qu’ils étaient des « conspirateurs marxistes » : leur crime était de publier des articles sur les pauvres de Singapour dans un journal catholique. Je me suis rendu à Singapour et, par l’intermédiaire de parents, j’ai téléphoné pour rencontrer l’un de ses défenseurs. C’est la seule fois où j’ai parlé au téléphone, et j’ai entendu un clic intermittent mais régulier – quelqu’un écoutait.

III. Notre autre grande dissension interne a vu le jour avec la seule demande d’adhésion que nous ayons jamais rejetée. Un écrivain et avocat, dont l’ex-femme (une célèbre écrivaine australienne) avait publié un recueil de poèmes dont l’un portait sur leur enfant handicapé, avait intenté une action en justice contre celle-ci et son éditeur ; en conséquence, le livre avait été interdit en Australie occidentale (mais pas dans le reste de l’Australie). Le comité a estimé qu’il ne respectait pas la Charte du PEN, mais il bénéficiait du soutien de nombreux partisans qui affirmaient que la censure qu’il avait imposée était justifiée. Les parties sont maintenant toutes décédées. L’homme n’a jamais été admis comme membre du Centre.

IV. L’Australie est généralement considérée comme une démocratie libérale et sûre, mais, pendant le congrès international de Fremantle, une déléguée a reçu une menace de mort dans un message glissé sous la porte de son hôtel. Ce n’était pas une blague. Nous n’en avons parlé qu’au conseil d’administration du PEN et avons discrètement fait appel à la police ainsi qu’à la direction de l’hôtel, qui l’a changée de chambre, mais nous avons dû veiller sur elle pendant le reste de son séjour.

V. Lors de sa visite à Perth, Ngũgĩ wa Thiong’o m’a raconté que lorsqu’il était en prison, un gardien était venu vers lui et lui avait crié des insultes mais, entre les cris, avait murmuré « Ils »… « parlent de »… « vous »… « à Londres ». Cela montre que même certains de ceux qui sont impliqués dans un régime répressif peuvent être du côté de la liberté d’expression.

5 anécdotas de Perth

Por el Centro de Perth. Este texto pertenece al Centro de Perth.

I. Durante la primera etapa del Centro PEN de Perth, el historiador negacionista del Holocausto David Irving fue invitado a Australia. Se suscitó un debate sobre si se debía autorizar su visado o no. Hubo opiniones contrapuestas, incluso entre los miembros del comité; yo sostuve que se debía permitir que viniese, pero la opinión contraria se expresó con fuerza en sus reuniones y en los medios de comunicación. Desde entonces, se ha planteado la misma cuestión en relación con otros oradores foráneos, siendo el caso más reciente el de Milo Yiannopoulos. Al final, el Gobierno australiano denegó el visado de Irving (Yiannopoulos canceló su viaje).

II. Adoptamos a un escritor singapurense (Vincent Cheng) que fue encarcelado con otras personas por ser «conspiradores marxistas»: su crimen fue publicar historias sobre los pobres de Singapur en un periódico católico. Yo visité Singapur y, a través de familiares, establecí contacto telefónico con el fin de conocer a uno de sus seguidores. Fue la única vez en mi vida que escuché un clic intermitente, pero regular, mientras hablaba por teléfono: alguien estaba escuchando.

III. La otra gran disensión interna que tuvimos se debió a la única solicitud de afiliación que hemos rechazado jamás. Un escritor y abogado, cuya exesposa (una famosa escritora australiana) había publicado un libro de poemas que incluía uno sobre su hijo discapacitado, presentó una demanda contra ella y su editor; el resultado fue la prohibición del libro en Australia Occidental (pero no en el resto de Australia). El comité pensó que no cumplía con el Acta Constitutiva de PEN, pero tenía muchos partidarios que argumentaban que su censura estaba justificada. Las partes ya han fallecido. Nunca se le concedió la condición de socio del Centro.

IV. En general, se considera que Australia es una democracia liberal y segura, pero, durante el Congreso Internacional de Fremantle, una delegada recibió una amenaza de muerte en un mensaje que alguien pasó por debajo de la puerta de su habitación del hotel. Esto no era una broma. Solo se lo dijimos a la junta ejecutiva de PEN y hablamos discretamente con la policía y con la gerencia del hotel, que la cambiaron de habitación, pero tuvimos que estar pendientes de ella durante el resto de su estancia.

V. En su visita a Perth, Ngugi wa Thiong’o me dijo que, cuando estaba en la cárcel, un guardia se acercó para insultarle a gritos, pero al mismo tiempo le susurró: «Están… hablando… de ti… en Londres». Esto demuestra que incluso algunos de los que están atrapados en un régimen represivo pueden estar del lado de la libertad de expresión.